GUY ROMBAUX
GUY ROMBAUX

CHAGRIN D'AMOUR

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Coupures de presse

"Chagrin d’amour" de Jean Debefve

Là, on entre à pas feutrés dans la chambrette romantique d’une fillette que son papa inquiète. Car il est malade, malade de manque d’amour…

Heureusement, ses amis, la poupée Melba, son chouchou de nounours et son journal vont l’aider à se glisser dans le monde des adultes et à

tenter de comprendre ce qui se passe dans leur caboche.

Mis en scène par Margarette Jennes, « Chagrin d’amour » est interprété avec brio par Valérie-Marie Chadelaud et Guy Rombaux, passant, avec la même souplesse ingénieuse, de la dimension d’une peluche ou d’une poupée à celle d’une petite fille ou d’un cahier. C’est très drôle, subtil,

truffé d’émotions cachées et de belles complicités.

Christelle Prouvost et Laurent Ancion

Le 26 août 1998 – Le soir


Et soudain Huy fut le théâtre de chagrins

La mise en scène volontairement baroque de Margarete Jennes, un lit chargé recouvert de peau de bête et un ours démesurément grand peuvent

fragiliser un spectacle d’une grande sensibilité. Cette option a également de grandes chances de parler aux enfants plus touchés par la symbolique

des événements que par leur dure réalité.

Fanny souffre elle aussi du chagrin d’amour de ses parents. Le texte délicat de Jean Debefve, la détresse d’un ours et d’une poupée abandonnés

une semaine sur deux par Fanny viennent dire autrement la séparation d’un papa et d’une maman.

Fanny a-t-elle également un nounours rapiécé mais câliné, dans l’autre maison ? Pour le savoir, il faut quitter le grenier revisité de l’enfance. Et

grandir un peu trop vite, un peu trop mal.

(De 7 à 10 ans).

Le 4 septembre 1998 - La Libre Culture


Chagrin d’amour

Théâtre Graine de Kobold

Fanny, petite fille de parents séparés, possède une poupée appelée Melba et un ours en peluche qui répond forcément au nom de Nounours.

Melba est jacassière et Nounours consolateur. Ah oui, il y a aussi le journal intime… qui a des airs d’être vivant. Fanny est inquiète : son papa

déprime (il a laissé brûler le dîner), atteint d’un nouveau chagrin d’amour. Afin de savoir exactement ce qu’il en est, Fanny géantise Nounours

d’une formule magique et l’envoie enquêter sur place. Pauvre Nounours : il va mettre la ville en émoi, et tout le monde, effrayé par sa présence

« monstrueuse », voudra, lui faire la peau fissa. Pendant ce temps-là, il y a une baby-sitter qui s’empiffre de chips en regardant la télé ! Un psychodrame à tiroirs qui peut aussi s’appréhender comme un conte d’Andersen contemporain (rapport aux jouets qui pensent, causent, ont des problèmes sentimentaux, souffrent). Quelques images mémorables : l’ours berce la petite fille dans ses bras, l’ours prend peur en se voyant dans un miroir comme un Dracula de film d’horreur parodique.

Le 30 septembre 1998 – Le Ligueur

Secrets partagés

Dans l’intimité de la chambre d’une petite fille, une poupée et un nounours devisent en l’absence de leur jeune maîtresse. Le temps est à l’orage.

Le papa de Fanny vit ailleurs, avec sa nouvelle fiancée. Maman est absente, en «réunion au restaurant avec un monsieur ».

Et la baby-sitter avale des chips, scotchée devant la télé… La petite Fanny, qui en a vraiment assez qu’on lui dise qu’elle est trop petite pour comprendre, se recrée un univers d’amour qui lui fait momentanément défaut, tant les adultes sont préoccupés ailleurs.

Son ours-consolateur accueille patiemment ses sautes d’humeur, ses colères et ses élans de tendresse. Et sa poupée Melba, fâchée de prendre la poussière sur une étagère, attend l’heure de jouer elle aussi son rôle.

Un grand lit-refuge sert de décor central à l’action : la petite fille s’y jette comme on prend la fuite du monde. C’est là qu’elle puise des forces et rebondit. Le lit-bateau sert de lieu de naufrage et de renaissance.

C’est là qu’on embrasse son nounours et qu’on cache son journal où sont consignés petits malheurs et grands espoirs. Les objets-personnages servent d’exutoire et de confidents ; les deux acteurs (Valérie-Marie Chadelaud et Guy Rombaux) changent de peau avec subtilité et humour. Jeux de rôle, jeux de mots, l’histoire – qui s’étire un peu vers la fin – se déroule dans la tête de la petite fille et sur la scène, avec ses moments drôles, d’autres plus sérieux. On y aborde les questions graves avec légèreté et à côté du chagrin, il y a la place pour le rire et la vie. Fanny apprend à composer avec les silences et les larmes des grandes personnes mais elle garde ses jeux de petite fille et refuse qu’on lui vole son enfance.

F.M.

Le 24 mars 1999 – L’Alsace


Le Varia leur parle déjà d’amour

Imaginée voici dix ans au Varia, premier théâtre à accueillir le jeune public en ses murs, la Scène des enfants s’apprêt à lever le rideau sur deux

spectacles de grande qualité : « Echange Clarinette » et « Chagrin d’amour ». Sélectionnée par Catherine Simon, ancienne présidente de la

Chambre des théâtres pour l’enfance et la jeunesse, cette programmation fait donc la part belle aux éternelles histoires d’amour traversées par

quelques autres lectures.

ALLUMER LA MECHE

Ecrit deux ans avant d’être joué, « Chagrin d’amour » a d’abord vécu sous forme de texte. Puis le rêve de l’auteur, Jean Debefve, membre fondateur

du célèbre Théâtre de la Galafronie, a pris la séduisante forme d’une pièce de théâtre : «

 

Mon rêve est qu’un jour ce texte soit « pris en

amour » par une équipe, et fasse l’objet d’un re-travail collectif, qu’à mon « Chagrin d’amour » s’arc-boutent ceux d’autres artistes. C’est ma seule

ambition d’auteur : allumer la mèche ».

Le feu a pris, entretenu par la metteuse en scène Margarete Jennes, réchauffant les Rencontres/sélection de Huy, par sa logique du conte comme

récit-miroir et récit-révélateur.

Le père, la mère, l’ours, la poupée, Fanny elle-même, tout le monde souffre de la séparation des parents de la petite fille. Seuls dans la chambre

d’enfant, Nounours, vieille peluche rapiécée mais cajolée et Melba, belle poupée confinée à sa vitrine, sont abandonnés une semaine sur deux par

leur Fanny en garde alternée chez son père. Et si elle avait une autre poupée là-bas ? S’inquiète Melba.

Fanny revient un jour plutôt que prévu car son papa a un nouveau chagrin. Une baby-sitter l’attend, sa maman est au restaurant avec un ami. Aux

questions que se pose Fanny sur l’amour des grandes personnes et la vérité humaine, répond la tendresse des jouets. Par leurs interrogations et

leur jeu se raconte la vie d’un enfant du divorce. Le tout dans un décor baroque, un symbolique imposante et sans doute plaisante pour les enfants

d’âge de raison au coeur parfois tout chamboulé. (Dès 7 ans)

 

Laurence Bertels

Le 24 mars 1999 – La libre Belgique

 

Là, on entre à pas feutrés dans la chambrette romantique d’une fillette que son papa inquiète. Car il est malade, malade de manque d’amour…

Heureusement, ses amis, la poupée Melba, son chouchou de nounours et son journal vont l’aider à se glisser dans le monde des adultes et à

tenter de comprendre ce qui se passe dans leur caboche.

Mis en scène par MArgarette Jennes, « Chagrin d’amour » est interprété avec brio par Valérie-Marie Chadelaud et Guy Rombaux, passant, avec

la même souplesse ingénieuse, de la dimension d’une peluche ou d’une poupée à celle d’une petite fille ou d’un cahier. C’est très drôle, subtil,

truffé d’émotions cachées et de belles complicités.

Christelle Prouvost et Laurent Ancion

Le 26 août 1998 – Le soir


Et soudain Huy fut le théâtre de chagrins

La mise en scène volontairement baroque de Margarete Jennes, un lit chargé recouvert de peau de bête et un ours démesurément grand peuvent

fragiliser un spectacle d’une grande sensibilité. Cette option a également de grandes chances de parler aux enfants plus touchés par la symbolique

des événements que par leur dure réalité.

Fanny souffre elle aussi du chagrin d’amour de ses parents. Le texte délicat de Jean Debefve, la détresse d’un ours et d’une poupée abandonnés une semaine sur deux par Fanny viennent dire autrement la séparation d’un papa et d’une maman.

Fanny a-t-elle également un nounours rapiécé mais câliné, dans l’autre maison ? Pour le savoir, il faut quitter le grenier revisité de l’enfance. Et grandir un peu trop vite, un peu trop mal.

(De 7 à 10 ans).

Le 4 septembre 1998 - La Libre Culture


Chagrin d’amour

Théâtre Graine de Kobold

Fanny, petite fille de parents séparés, possède une poupée appelée Melba et un ours en peluche qui répond forcément au nom de Nounours.

Melba est jacassière et Nounours consolateur. Ah oui, il y a aussi le journal intime… qui a des airs d’être vivant. Fanny est inquiète : son papa déprime (il a laissé brûler le dîner), atteint d’un nouveau chagrin d’amour. Afin de savoir exactement ce qu’il en est, Fanny géantise Nounours d’une formule magique et l’envoie enquêter sur place. Pauvre Nounours : il va mettre la ville en émoi, et tout le monde, effrayé par sa présence « monstrueuse », voudra, lui faire la peau fissa.

Pendant ce temps-là, il y a une baby-sitter qui s’empiffre de chips en regardant la télé ! Un psychodrame à tiroirs qui peut aussi s’appréhender comme un conte d’Andersen contemporain (rapport aux jouets qui pensent, causent, ont des problèmes sentimentaux, souffrent). Quelques images mémorables : l’ours berce la petite fille dans ses bras, l’ours prend peur en se voyant dans un miroir comme un Dracula de film d’horreur parodique.

Le 30 septembre 1998 – Le Ligueur


Secrets partagés

Dans l’intimité de la chambre d’une petite fille, une poupée et un nounours devisent en l’absence de leur jeune maîtresse. Le temps est à l’orage.

Le papa de Fanny vit ailleurs, avec sa nouvelle fiancée. Maman est absente, en « réunion au restaurant avec un monsieur ».

Et la baby-sitter avale des chips, scotchée devant la télé… La petite Fanny, qui en a vraiment assez qu’on lui dise qu’elle est trop petite pour comprendre, se recrée un univers d’amour qui lui fait momentanément défaut, tant les adultes sont préoccupés ailleurs.

Son ours-consolateur accueille patiemment ses sautes d’humeur, ses colères et ses élans de tendresse. Et sa poupée Melba, fâchée de prendre la poussière sur une étagère, attend l’heure de jouer elle aussi son rôle.

Un grand lit-refuge sert de décor central à l’action : la petite fille s’y jette comme on prend la fuite du monde. C’est là qu’elle puise des forces et rebondit. Le lit-bateau sert de lieu de naufrage et de renaissance.

C’est là qu’on embrasse son nounours et qu’on cache son journal où sont consignés petits malheurs et grands espoirs. Les objets-personnages servent d’exutoire et de confidents ; les deux acteurs (Valérie-Marie Chadelaud et Guy Rombaux) changent de peau avec subtilité et humour. Jeux de rôle, jeux de mots, l’histoire – qui s’étire un peu vers la fin – se déroule dans la tête de la petite fille et sur la scène, avec ses moments drôles, d’autres plus sérieux. On y aborde les questions graves avec légèreté et à côté du chagrin, il y a la place pour le rire et la vie. Fanny apprend à composer avec les silences et les larmes des grandes personnes mais elle garde ses jeux de petite fille et refuse qu’on lui vole son enfance.

F.M.

Le 24 mars 1999 – L’Alsace



Le Varia leur parle déjà d’amour

Imaginée voici dix ans au Varia, premier théâtre à accueillir le jeune public en ses murs, la Scène des enfants s’apprêt à lever le rideau sur deux spectacles de grande qualité : « Echange Clarinette » et « Chagrin d’amour ». Sélectionnée par Catherine Simon, ancienne présidente de la Chambre des théâtres pour l’enfance et la jeunesse, cette programmation fait donc la part belle aux éternelles histoires d’amour traversées par quelques autres lectures.

ALLUMER LA MECHE

Ecrit deux ans avant d’être joué, « Chagrin d’amour » a d’abord vécu sous forme de texte. Puis le rêve de l’auteur, Jean Debefve, membre fondateur du célèbre Théâtre de la Galafronie, a pris la séduisante forme d’une pièce de théâtre : « Mon rêve est qu’un jour ce texte soit « pris en amour » par une équipe, et fasse l’objet d’un re-travail collectif, qu’à mon « Chagrin d’amour » s’arc-boutent ceux d’autres artistes. C’est ma seuleambition d’auteur : allumer la mèche »

Le feu a pris, entretenu par la metteuse en scène Margarete Jennes, réchauffant les Rencontres/sélection de Huy, par sa logique du conte comme récit-miroir et récit-révélateur.

Le père, la mère, l’ours, la poupée, Fanny elle-même, tout le monde souffre de la séparation des parents de la petite fille. Seuls dans la chambre d’enfant, Nounours, vieille peluche rapiécée mais cajolée et Melba, belle poupée confinée à sa vitrine, sont abandonnés une semaine sur deux par leur Fanny en garde alternée chez son père. Et si elle avait une autre poupée là-bas ? S’inquiète Melba.

Fanny revient un jour plutôt que prévu car son papa a un nouveau chagrin. Une baby-sitter l’attend, sa maman est au restaurant avec un ami. Aux questions que se pose Fanny sur l’amour des grandes personnes et la vérité humaine, répond la tendresse des jouets. Par leurs interrogations et leur jeu se raconte la vie d’un enfant du divorce. Le tout dans un décor baroque, un symbolique imposante et sans doute plaisante pour les enfants d’âge de raison au coeur parfois tout chamboulé. (Dès 7 ans)

 Laurence Bertels

Le 24 mars 1999 – La libre Belgique




Là, on entre à pas feutrés dans la chambrette romantique d’une fillette que son papa inquiète. Car il est malade, malade de manque d’amour…

Heureusement, ses amis, la poupée Melba, son chouchou de nounours et son journal vont l’aider à se glisser dans le monde des adultes et à

tenter de comprendre ce qui se passe dans leur caboche.

Mis en scène par MArgarette Jennes, « Chagrin d’amour » est interprété avec brio par Valérie-Marie Chadelaud et Guy Rombaux, passant, avec

la même souplesse ingénieuse, de la dimension d’une peluche ou d’une poupée à celle d’une petite fille ou d’un cahier. C’est très drôle, subtil,

truffé d’émotions cachées et de belles complicités.

Christelle Prouvost et Laurent Ancion

Le 26 août 1998 – Le soir




Et soudain Huy fut le théâtre de chagrins

La mise en scène volontairement baroque de Margarete Jennes, un lit chargé recouvert de peau de bête et un ours démesurément grand peuvent

fragiliser un spectacle d’une grande sensibilité. Cette option a également de grandes chances de parler aux enfants plus touchés par la symbolique des événements que par leur dure réalité.

Fanny souffre elle aussi du chagrin d’amour de ses parents. Le texte délicat de Jean Debefve, la détresse d’un ours et d’une poupée abandonnés une semaine sur deux par Fanny viennent dire autrement la séparation d’un papa et d’une maman.

Fanny a-t-elle également un nounours rapiécé mais câliné, dans l’autre maison ? Pour le savoir, il faut quitter le grenier revisité de l’enfance. Et grandir un peu trop vite, un peu trop mal.

(De 7 à 10 ans).

Le 4 septembre 1998 - La Libre Culture




Chagrin d’amour

Théâtre Graine de Kobold

Fanny, petite fille de parents séparés, possède une poupée appelée Melba et un ours en peluche qui répond forcément au nom de Nounours.

Melba est jacassière et Nounours consolateur. Ah oui, il y a aussi le journal intime… qui a des airs d’être vivant. Fanny est inquiète : son papa déprime (il a laissé brûler le dîner), atteint d’un nouveau chagrin d’amour. Afin de savoir exactement ce qu’il en est, Fanny géantise Nounours d’une formule magique et l’envoie enquêter sur place. Pauvre Nounours : il va mettre la ville en émoi, et tout le monde, effrayé par sa présence « monstrueuse », voudra, lui faire la peau fissa. Pendant ce temps-là, il y a une baby-sitter qui s’empiffre de chips en regardant la télé ! Un psychodrame à tiroirs qui peut aussi s’appréhender comme un conte d’Andersen contemporain (rapport aux jouets qui pensent, causent, ont des problèmes sentimentaux, souffrent). Quelques images mémorables : l’ours berce la petite fille dans ses bras, l’ours prend peur en se voyant dans un miroir comme un Dracula de film d’horreur parodique.

Le 30 septembre 1998 – Le Ligueur


Secrets partagés

Dans l’intimité de la chambre d’une petite fille, une poupée et un nounours devisent en l’absence de leur jeune maîtresse. Le temps est à l’orage.

Le papa de Fanny vit ailleurs, avec sa nouvelle fiancée. Maman est absente, en «réunion au restaurant avec un monsieur ».

Et la baby-sitter avale des chips, scotchée devant la télé… La petite Fanny, qui en a vraiment assez qu’on lui dise qu’elle est trop petite pour comprendre,

se recrée un univers d’amour qui lui fait momentanément défaut, tant les adultes sont préoccupés ailleurs.

Son ours-consolateur accueille patiemment ses sautes d’humeur, ses colères et ses élans de tendresse. Et sa poupée Melba, fâchée de prendre

la poussière sur une étagère, attend l’heure de jouer elle aussi son rôle.

Un grand lit-refuge sert de décor central à l’action : la petite fille s’y jette comme on prend la fuite du monde. C’est là qu’elle puise des forces et

rebondit. Le lit-bateau sert de lieu de naufrage et de renaissance.

C’est là qu’on embrasse son nounours et qu’on cache son journal où sont consignés petits malheurs et grands espoirs. Les objets-personnages servent d’exutoire et de confidents ; les deux acteurs (Valérie-Marie Chadelaud et Guy Rombaux) changent de peau avec subtilité et humour. Jeux de rôle, jeux de mots, l’histoire – qui s’étire un peu vers la fin – se déroule dans la tête de la petite fille et sur la scène, avec ses moments drôles, d’autres plus sérieux. On y aborde les questions graves avec légèreté et à côté du chagrin, il y a la place pour le rire et la vie. Fanny apprend à composer avec les silences et les larmes des grandes personnes mais elle garde ses jeux de petite fille et refuse qu’on lui vole son enfance.

F.M.

Le 24 mars 1999 – L’Alsace


Le Varia leur parle déjà d’amour

Imaginée voici dix ans au Varia, premier théâtre à accueillir le jeune public en ses murs, la Scène des enfants s’apprêt à lever le rideau sur deux

spectacles de grande qualité : « Echange Clarinette » et « Chagrin d’amour ». Sélectionnée par Catherine Simon, ancienne présidente de la

Chambre des théâtres pour l’enfance et la jeunesse, cette programmation fait donc la part belle aux éternelles histoires d’amour traversées par

quelques autres lectures.


ALLUMER LA MECHE

Ecrit deux ans avant d’être joué, « Chagrin d’amour » a d’abord vécu sous forme de texte. Puis le rêve de l’auteur, Jean Debefve, membre fondateur

du célèbre Théâtre de la Galafronie, a pris la séduisante forme d’une pièce de théâtre : «

 

Mon rêve est qu’un jour ce texte soit « pris en

amour » par une équipe, et fasse l’objet d’un re-travail collectif, qu’à mon « Chagrin d’amour » s’arc-boutent ceux d’autres artistes. C’est ma seule

ambition d’auteur : allumer la mèche »

Laurence Bertels

Le 24 mars 1999 – La libre Belgique

 

Chagrin d'amour


Ils sont nombreux les petits aujourd'hui à vivre de très près le chagrin d'amour de leurs parents. Comment leur en parler sans utiliser des mots
déjà usés, sans dramatiser ? Avec finesse et délicatesse, avec humanité, avec la douceur des métaphores. Autant d'éléments que Jean Debefve,
fondateur de l'asbl « Graine de Kobold », a réunis dans « Chagrin d'amour », publié aux éditions Lansman dans le souci d'offrir peu à peu au théâtre
jeunes publics le répertoire qui lui manque tant.
Lu publiquement à Huy, voici deux ans, « Chagrin d'amour » entre aujourd'hui dans la sélection en une version théâtrale mise en scène par Margarette
Jennes qui affirme une volonté d'accentuer la symbolique. Ainsi, chargé de signes, le lit de Fanny est recouvert d'une peau de bête, son
petit ours grandit démesurément et la poupée Melba, jouée comme Fanny par Valérie-Marie Chadelaud, laisse partir sa voix dans des tonalités
aiguës. Poupée qui, lassée d'être confinée à son étagère, jalouse, dans le grenier revisité de l'enfance, le vieil ours rapiécé mais cajolé et admis
dans le lit de Fanny. Tous deux attendent le retour de leur « maman » partie pour la semaine chez son papa. A-t-elle là aussi un ours et une poupée
? Est-il triste ou déjà consolé ? Pour le savoir, il faudra grandir. Parfois plus vite que prévu.

Laurence Bertels
Le 26 août 1998 - La libre Belgique

Date de dernière mise à jour : 02/07/2021